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Encore un acteur méconnu qui mérite le détour ...

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jeudi 14 octobre 2010

No Marriage Ties - J. Walter Ruben - 1933


Richard Dix ...
Bruce Foster
Elizabeth Allan ...
Peggy Wilson
Doris Kenyon ...
Adrienne Deane
Alan Dinehart ...
'Perk' Perkins
David Landau ...
Mr. Zimmer, Editor of 'The Reflector'
Hobart Cavanaugh ...
Smith
Hilda Vaughn ...
Fanny Olmstead, Foster's Secretary
Charles C. Wilson ...
Red Moran, City Desk Editor (as Charles Wilson)

72 minutes

Le journaliste Bruce Foster (Dix) est viré par son journal lorsqu'il est retrouvé ivre au bar au lieu de couvrir le combat du siècle. Connu pour son penchant pour la bouteille, aucun journal ne l'engage désormais. Dans le bar où il se saoule, il fait la connaissance de Peggy Wilson (Allan), une jeune dessinatrice qui ne sait où aller et qui le ramène chez lui. Le couple entame une relation basée sur l'amitié où la liberté est le maître mot.
Un soir, ivre, il trouve des slogans percutants pour Perkins, le directeur d'une agence de publicité qui l'engage  aussitôt. L'agence ne tarde pas à devenir florissante dans tout le pays et Bruce, capable de trouver un bon slogan pour tout et n'importe quoi, devient l'associé de Perkins. Lorsqu'il lance le défi de passer sous contrat un client difficile, Adrienne Deane Cosmetics, il fait la connaissance d'Adrienne (Kenyon) qui tombe sous son charme. Les deux parlent de mariage, une nouveauté pour Bruce qui fonctionne de manière très égotique ...



Un film percutant avec un rebondissement spectaculaire vers la fin ... Richard Dix se montre égoïste, saoul, cynique, dur et souvent insupportable (à la fin pourtant il est touchant face au destin cruel qui se charge de lui donner une leçon) ... Elizabeth Allan est charmante dans le rôle de Peggy, plein de compréhension, d'humour et de douceur. Doris Kenyon campe la femme de pouvoir qui tente de garder son indépendance mais succombe à l'amour de manière dévastatrice et possessive ... Un film où sont développés pas mal de schémas sur les manières de vivre un mariage et le célibat. Recommandé !




Bruce Foster: You're young. You have your whole life ahead of you. You know where you're going. Or, maybe you're a searcher. You're pursuing a career. You're busy. You're mired in decadence and sloth, just killing time, numbing your brain.
[pause]
Bruce Foster: When are you going to marry? Start a family?
Peggy Wilson: Someday.
Bruce Foster: Someday? *Some*day? *Some*day may be too late.

mercredi 13 octobre 2010

Day of Reckoning - Charles Brabin - 1933



Richard Dix ...
John Day
Madge Evans ...
Dorothy Day
Conway Tearle ...
George Hollins
Una Merkel ...
Mamie
Stuart Erwin ...
Jerry
George 'Spanky' McFarland ...
Johnny Day (as Spanky McFarlane)
Isabel Jewell ...
Kate Lovett
James Bell ...
Slim
Raymond Hatton ...
Hart
Paul Hurst ...
Harry
John Larkin ...
Abraham
Wilfred Lucas ...
Guard
Samuel S. Hinds ...
O'Farrell (as Samuel Hinds)

69 minutes

Un jeune couple vit au-dessus de ses moyens : Dorothy Day aime les belles choses et les réceptions, son mari John (Dix) a bien de la peine à suivre les dépenses. Lorsque John est arrêté, Dorothy cherche de l'aide auprès de leurs amis pour engager un avocat, mais c'est George Hollins qui le lui procure en s'arrangeant pour que John soit condamné à une peine conséquente de manière à pouvoir courtiser Dorothy. C'est l'heure de vérité (Day of reckoning !)  Dorothy cherche du travail et en trouve dans l'entreprise de George, qui commence à la séduire. John est confiant mais le temps est long et Dorothy se laisse glisser sur le terrain de George. Mamie, la bonne,  se charge de faire tourner la maison et de s'occuper des enfants avec l'aide du laitier Jerry ...



Un film surprenant et pas trop clair sur le fond. Si on en croit "I CAN TAKE IT! But what of my wife? Can you blame her for seeking the romance and luxuries of which the law is robbing her?". Je peux à la rigueur comprendre la première partie de la question, mais la deuxième partie m'apparait infondée : visiblement la loi n'a rien à voir avec la recherche de romance et de luxe de Dorothy.
Je n'ai pas réussi à comprendre si Dorothy était inconsciente des frais occasionnés, et le fonctionnement du couple à la base. John semble trouver normal que Dorothy soit dépensière et se montre compréhensif. Soit.

Ceci dit, c'est quand même un excellent film, avec quelques magnifiques scènes. Una Merkel est touchante et d'une gentillesse confondante dans le rôle de Mamie, qui reste optimiste et fidèle quoi qu'il arrive face à l'adultère, la prison, ... Richard Dix se montre à nouveau sous une nouvelle facette, et la scène où il apprend que sa femme a été assassinée dans l'appartement de George est particulièrement douloureuse. Une autre scène pleine d'émotion : celle où il regarde de loin ses enfants et en particulier sa fille qui effectue quelques pas pour la première fois sous ses yeux. A voir sans aucun doute !


mercredi 6 octobre 2010

Great Jasper (The) - J. Walter Ruben - 1933


Richard Dix ...
Jasper Horn
Edna May Oliver ...
Madame Talma
Florence Eldridge ...
Jenny Horn
Wera Engels ...
Norma McGowd
Walter Walker ...
Daniel McGowd
David Durand ...
Andrew Horn (child)
Bruce Cabot ...
Roger McGowd (adult)
Betty Furness ...
Sylvia Bradfield (adult)
James Bush ...
Andrew Horn (adult)

85 minutes

Jasper Horn (Dix) est conducteur de trams, d'abord tirés par les chevaux, puis électriques. Il profite bien de la vie, boit volontiers plus qu'une bière, se sent tout à fait à l'aise. Il est marié à Jenny, une brave femme sérieuse qui souffre de ses incartades et a un petit garçon qu'il voit peu. Après une aventure avec la jolie femme de son employeur âgé, un bébé nait de leur liaison. Quelques années plus tard, l'employeur ayant compris le genre d'homme qu'il est, Jasper est licencié. Sa femme lui annonce qu'elle le quitte en emmenant leur petit garçon mais Jasper la devance et emmène le petit garçon à Atlantic City où il espère encore que sa femme le rejoindra ...



Un film triste, bitter sweet, sur le temps qui passe, les certitudes qui vous mènent en bateau, la jeunesse et le succès qui vous montent à la tête, et les générations qui suivent qui ont peu de chances de sortir du même schéma .. et les regrets qui s'ensuivent ...
Richard Dix est presque pathétique, il crée un personnage qui est pourvu d'un tic lorsqu'il est troublé (il le fait excellemment bien), devient diseur de bonne aventure grâce à sa rencontre avec Madame Talma (toujours parfaite Edna May Oliver).
Florence Eldridge compose une femme rigoureuse et droite qui souffre. Les costumes paraissent d'époque, les décors lourds et chargés. On y voit des tramways et l'ambiance d'une ville dédiée à l'amusement.

dimanche 22 août 2010

Ace of Aces - J. Walter Ruben - 1933



Richard Dix... 2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne
Elizabeth Allan... Nancy Adams
Ralph Bellamy... Capt. / Maj. Blake
Theodore Newton... Lt. Foster 'Froggy' Kelley
Nella Walker... Mrs. Adams
Anderson Lawler... 2nd Lt. Tim 'Tombstone' Terry, aka 'Dracula' (as Anderson Lawlor)
Frank Conroy... Maj. / Lt. Col. Wentworth
Joe Sawyer... Capt. Daly (as Joe Sauers)
Arthur Jarrett... 2nd Lt. James 'Jenny' Lind
Claude Gillingwater Jr.... 1st Lt. Tommy Gray
Clarence Stroud... 2nd Lt. Billy Winstead
Claude Stroud... 2nd Lt. Carroll Winstead
Frank Clarke... German Cadet
Helmut Gorin... German Cadet

76 minutes

Pour des raisons de conscience, un sculpteur exprime son dégoût de la guerre et ne désire pas s'engager dans le conflit de la première guerre mondiale. Sa fiancée en est outrée et le quitte. Rocky s'engage dans l'armée de l'air, devient 2e lieutenant et après une première rencontre dans le ciel avec l'ennemi qui aurait pu lui coûter la vie devient une vraie machine à tuer au péril même de sa vie ...



Un film pro paix et donc bien sûr anti guerre dans ce sens. Vu l'année où il a été tourné, un film tout de même osé ! ça m'intéresserait de voir une liste des films de ce genre, avec les années de sorties....

Pour expliquer son sentiment face à la parade des hommes défilant dans la rue en tenues d'apparat militaire, Rocky décrit la vie des lemmings en Norvège que leur mère met au monde par cinq et qui, le moment venu, se jettent dans l'océan et nagent jusqu'à mourir d'épuisement. Lorsque Nancy demande la raison de ce comportement, il explique que certains pensent que les lemmings sont à la recherche d'un continent perdu ou d'une terre engloutie dans les flots ....

Richard Dix donne une très bonne prestation, tout d'abord heureux et créatif avant la guerre puis cynique, complètement pris par sa tâche, déconnecté de la réalité ou plutôt pris par la seule réalité du moment : le combat et la guerre. Son regard déterminé lorsqu'il fait feu, vu à travers le viseur, un œil mi-clos, me reste à la mémoire. 
Elizabeth Allan dans le rôle de Nancy, fait très bonne fille de famille bien éduquée et bien gentille mais pas très réaliste ... Elle est bien mignonne ...

Nancy Adams: Rocky, you're making me ashamed of you. Nobody believes you're sincere and honest about what you say.




Nancy Adams: You've changed. You're so different. Is this what the war has done to you?
2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: Wasn't this what you wanted?
Nancy Adams: I didn't know. I spoke of the glory of war. I know now. The mud, the filth, the suffering, the agony, the poor, helpless, dying boys.
2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: It isn't muddy up where I am. When death comes, it comes swiftly and cleanly. Ah, it's a grand war. I only hope the next one is half as good. I used to think I could take clay and mold it into the semblance of a living thing. The closer it came to being alive, the greater my glory. The power of life is more than that, Nancy. Life--life for myself as I control my plane. And then death, swift and final in the squeeze of my fingers.
[laughs]
2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: You can't do that with clay, Nancy.
Nancy Adams: Then all that you said about saving yourself for something better--
2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: Did I say that? Forget it. Why, this is a great war, and I'm having a grand time. It's all grand, every minute of it. Thirty-three planes shot down. Decorated by a French general. My picture in the papers. The idol of the allies, the hero, the great war ace. Pursued by women. Boy, I wouldn't have missed this for anything. You did me a great favor that day in the studio.
[laughs]
2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: Me and my ideals for humanity. Ha! Why, I might still be back there slaving, trying to express myself on some remote conception of art.
Nancy Adams: Please, Rocky!
2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: Come on, Nancy. Don't try to make me feel sorry for myself, because there's nothing to feel sorry for.

2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: [looking at medals] For the glory of my country. Tell me, Nancy: are these worth forty-two dead men? Are they worth one dead man?
Nancy Adams: Oh, Rocky.
2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: I knew the answer once. I was sure of it. Why did I forget?
Nancy Adams: We all forgot it, Rocky.
2nd Lt. Rex 'Rocky' Thorne: Most of us never knew. We never realized. But I thought I did. And then I forgot--forgot everything in the game of killing.