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Encore un acteur méconnu qui mérite le détour ...

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mercredi 6 octobre 2010

Great Jasper (The) - J. Walter Ruben - 1933


Richard Dix ...
Jasper Horn
Edna May Oliver ...
Madame Talma
Florence Eldridge ...
Jenny Horn
Wera Engels ...
Norma McGowd
Walter Walker ...
Daniel McGowd
David Durand ...
Andrew Horn (child)
Bruce Cabot ...
Roger McGowd (adult)
Betty Furness ...
Sylvia Bradfield (adult)
James Bush ...
Andrew Horn (adult)

85 minutes

Jasper Horn (Dix) est conducteur de trams, d'abord tirés par les chevaux, puis électriques. Il profite bien de la vie, boit volontiers plus qu'une bière, se sent tout à fait à l'aise. Il est marié à Jenny, une brave femme sérieuse qui souffre de ses incartades et a un petit garçon qu'il voit peu. Après une aventure avec la jolie femme de son employeur âgé, un bébé nait de leur liaison. Quelques années plus tard, l'employeur ayant compris le genre d'homme qu'il est, Jasper est licencié. Sa femme lui annonce qu'elle le quitte en emmenant leur petit garçon mais Jasper la devance et emmène le petit garçon à Atlantic City où il espère encore que sa femme le rejoindra ...



Un film triste, bitter sweet, sur le temps qui passe, les certitudes qui vous mènent en bateau, la jeunesse et le succès qui vous montent à la tête, et les générations qui suivent qui ont peu de chances de sortir du même schéma .. et les regrets qui s'ensuivent ...
Richard Dix est presque pathétique, il crée un personnage qui est pourvu d'un tic lorsqu'il est troublé (il le fait excellemment bien), devient diseur de bonne aventure grâce à sa rencontre avec Madame Talma (toujours parfaite Edna May Oliver).
Florence Eldridge compose une femme rigoureuse et droite qui souffre. Les costumes paraissent d'époque, les décors lourds et chargés. On y voit des tramways et l'ambiance d'une ville dédiée à l'amusement.

jeudi 9 septembre 2010

Cimarron - Wesley Ruggles - 1931



Richard Dix... Yancey Cravat

Irene Dunne... Sabra Cravat
Estelle Taylor... Dixie Lee
Nance O'Neil... Felice Venable
William Collier Jr.... The Kid
Roscoe Ates... Jesse Rickey (as Rosco Ates)
George E. Stone... Sol Levy
Stanley Fields... Lon Yountis
Robert McWade... Louis Hefner
Edna May Oliver... Mrs. Tracy Wyatt
Judith Barrett... Donna Cravat (as Nancy Dover)
Eugene Jackson... Isaiah


Oscar 1932 - Meilleur film. Meilleurs décors & direction artistique 
Nominations Oscar 1932 
Meilleure photographie. Meilleur réalisateur. Meilleure actrice. Meilleur acteur.

123 minutes

Poussé par l'enthousiasme de son époux (Yancey Cravat), une jeune femme quitte une vie bien rangée et une famille bien comme il faut de Wichita pour l'Oklahoma. Arrivé dans une ville qui pousse comme un champignon, Yancey fonde le Oklahoma Wigwam, le premier journal local. Défenseur des opprimés, grand orateur, son influence est énorme et son énergie débordante. Sa femme a bien de la peine à suivre ses idées révolutionnaires, son enthousiasme et son envie de découvrir et de participer sur tous les fronts. Bientôt Yancey repart pour le Cherokee Strip, réapparait au bout de 5 ans pour redisparaître à nouveau ...





J'ai retardé le plus longtemps possible le visionnement de ce film car je n'avais pas trop apprécié la version de 1960 d'Anthony Man avec Glenn Ford et Maria Schell dans le rôle de la pleurnicheuse Sabra.

Ce film couvre une période allant de 1889 - 1929, années durant lesquelles nous suivons le développement d'une ville.

Richard Dix incarne avec une force immense l'enthousiasme et la passion de manière extravertie. Il l'exprime et vibre par tous les pores de sa peau avec une honnêteté communicative et contagieuse. Le moteur de sa passion semble motivé par l'amour (de son prochain et de son pays) et l'envie de découvrir (et donc de comprendre). J'ai vibré avec Yancey, je me suis enthousiasmée avec lui, et je me suis sentie portée par le lyrisme communicatif du film.


Irene Dunne en Sabra m'apparait franchement assez pénible dans ce film. Comme toutes les personnes sans imagination, elle ne s'intéresse qu'au qu'en dira-t-on, vénère son train train quotidien bien sécurisé et voit toute personne "différente" comme une menace. Mais elle apparait aussi comme un refuge à Yancey qui revient à elle périodiquement :
"Wife and mother, stainless woman, hide me... hide me in your love"
Un hommage aux choses immuables et stables qui ne provoquent pas de grand questionnement mais qui sont bien rassurantes aux yeux d'une personne qui a pris des risques et vécu au plus proche de ses aspirations et qui, au final, se retrouve bien seule ? (besoin de se reposer enfin et une manière de reconnaître l'autre dans ce qu'il a de différent).


 
Ceci dit, dans le fond, ce couple a bien de la chance :  Sabra et Yancey sont, grâce à ce qui les oppose, très complémentaires et cela permet en particulier à Sabra de faire quelques progrès face aux nouveautés. Yancey se perd un peu, lui, dans le feu de l'action.
Sans prendre parti pour l'un ou pour l'autre, j'avoue me sentir plus proche de Yancey par le caractère (il n'y a pas de connotation positive ou négative qualifiant les actes des protagonistes, chacun ayant suivi une voie distincte au final).

A noter que c'est Sabra qui retire tous les fruits et les bénéfices de l'imagination et l'enthousiasme de son mari, un phénomène qui arrive souvent dans la vie (dans le sens qu'une autre personne que l'instigateur obtienne une reconnaissance !)...
Les personnages de Sol Lévy (George E. Stone) et Jesse Rickey (Roscoe Ates) ainsi que Tracy Wyatt  (Edna May Oliver) sont parfaits chacun dans leur genre !





Citations

Sol Levy: They will always talk about Yancy. He's gonna be part of the history of the great Southwest. It's men like him that build the world. The rest of them, like me... why, we just come along and live in it.



Sabra Cravat: Did you have to kill him?
Yancy Cravat: No, I could have let him kill me.



Sabra Cravat: Do you feel nervous about your sermon, dear?
Yancy Cravat: I'd rather plead to a Texas jury than preach to this gang.



Yancy Cravat: I'll show them first crack that the Oklahoma Wigwam prints all the news all the time - knowing no law except the law of God and the government of the United States. Say, that's a pretty good slogan! Top of the page - just ahead of the editorial column!



Mrs. Tracy Wyatt: One of my ancestors was a signer of the Declaration of Independence.
Sol Levy: That's all right. A relative of mine, a fellow named Moses, wrote the Ten Commandments.



[caption at the beginning of the film]
Caption: In 1889, President Harrison opened the vast Indian Oklahoma Lands for white settlement... 2,000,000 acres free for the taking, poor and rich pouring in, swarming across the border, waiting for the starting gun, at noon, April 22nd.

lundi 6 septembre 2010

Conquerors (The) - William A. Wellman - 1932



Richard Dix... Roger Standish / Roger Lennox
Ann Harding... Caroline Ogden
Edna May Oliver... Matilda Blake
Guy Kibbee... Dr. Blake
Julie Haydon... Frances
Donald Cook... Warren
Walter Walker... Mr. Ogden
Wally Albright... Young Roger Lennox - One of the Twins

Marilyn Knowlden... Young Frances - One of the Twins
Harry Holman... Stubby
Jason Robards Sr.... Lane (as Jason Robards)
E.H. Calvert... Doctor

86 minutes.

1823, Un jeune couple n'ayant plus rien à perdre part vers l'Ouest. Durant leur périple, ils sont attaqués par des bandits au Nebraska. Grièvement blessé alors qu'il défendait sa femme, Roger Standish se remet tranquillement et décide de fonder une banque à Fort Allen. Ils vont vivre plusieurs crises financières successives, perdre un de leurs enfants, et nous suivons leurs vies et celles de leurs fille et petit fils jusqu'en 1929 ...



Richard Dix joue un homme très digne dont les valeurs sont élevées. Il est soutenu par sa femme jouée par Ann Harding. Edna May Oliver apporte la fantaisie nécessaire ... Un excellent film qui permet de parcourir quelques années comme si on y était ... Les bandes de bandits sévissant lorsque les lois étaient encore balbutiantes, les citoyens constituant les premiers comités de surveillance, les pendaisons sans fioritures (une scène de pendaison de grande sobriété qui a inspiré de nombreux films, dont OxBow Incident), le premier train, les premières voitures, une période riche en nouveautés passionnantes mais aussi pleine de difficultés. 

J'ai beaucoup apprécié la façon de montrer le baromètre économique : des visages souriants qui regardent vers le haut des piles de pièces qui s'accumulent et montent lorsque l'économie est florissante, des visages qui se décomposent jusqu'à se déformer et des piles de pièces qui dégringolent lorsque l'économie s'effondre....

Tourné après le succès de Cimarron, un film qui vaut la peine d'être vu....

vendredi 27 août 2010

Lucky Devil (The) - Frank Tuttle - 1925

Richard Dix... Randy Farnum - Bill Phelps ?
Esther Ralston... Doris McDee
Edna May Oliver... Mrs. McDee
Thomas Findley... Franklyne Sr
Anthony Jowitt... Rudolph Franklyne
Joseph Burke... The Professor
Mary Foy... Mrs. Hunt
Gunboat Smith... Sailor Sheldon
Charles Sellon... Sheriff
Charles Hammond... Tobias Sedgmore
Charles Mcdonald... Tom Barrity
George Webb... 'Frenchy' Rogers
Eddie James... 'Dutch' Oldham



Bill Phelps, un jeune homme vendeur de matériel de camping dans un grand magasin, est épris de la voiture placée dans son stand de manière à provoquer l'envie de grands espaces et donc l'achat d'équipements ! Cette voiture a été placée là par le propriétaire du magasin car son fils s'est attiré de nombreux ennuis avec ce bolide, notamment avec la police et les filles ... Fermement décidé à éloigner son fils de ce genre d'aventure, il donne la voiture aux girls scout qui la mettent aux enchères. Bill heureux possesseur du billet no 313 a la chance de la gagner et part à l'aventure au volant du roadster  ...


S'agit-il d'une erreur : Le personnage incarné par Dix s'appelle Bill Phelps et non Randy comme mentionné sur imdb.



Un film très drôle dévoilant un Richard Dix amusant et amusé, plein de gaité et d'entrain malgré les déboires qui ne tardent pas à s'enchainer ... Les rencontres, le camping, la route, les ennuis, le combat de boxe, la course finale, rien que du plaisir et de la bonne humeur !

Esther Ralston est toujours charmante, "sa tante" Edna May Oliver juste pincée à souhait !