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Encore un acteur méconnu qui mérite le détour ...

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dimanche 31 octobre 2010

Men Against the Sky - Lesley Goodwins - 1940



Richard Dix ...
Phil Mercedes
Kent Taylor ...
Martin Ames
Edmund Lowe ...
Daniel M. 'Dan' McLean
Wendy Barrie ...
Kay Mercedes, aka Kay Green
Granville Bates ...
Mr. Burdett
Grant Withers ...
Mr. Grant
Donald Briggs ...
Dick Allerton
Charles Quigley ...
Flynn
Selmer Jackson ...
Capt. Sanders
Lee Bonnell ...
Capt. Wallen

75 minutes

C'est l'histoire d'un as de l'aviation qui devient pilote de foire. Phil  (Dix) aime voler mais ne supporte pas sa condition de pilote de foire alors il boit. Viré des champs de foire et licence de vol retirée, il finit par travailler dans un garage. Sa sœur Kay (Barrie), dan l'espoir de le faire réinsérer dans l'aviation, se fait engager sous un faux nom chez le constructeur d'avions McLean où elle présente des plans dessinés par son frère. Très vite le prototype dessiné par Phil prend vie mais tout n'est pas si simple ....



Je m'attendais à pire et du coup j'ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce film. L'histoire est simple et nous conte la construction de prototype et ses difficultés, financières et techniques. Les caractères sont bien dépeints et quelques scènes sont simplement comiques, d'autres tragiques. Un film très vivant donc, avec un personnage (Dix) qui passera par des hauts des bas, surtout des bas d'ailleurs, et qui s'en tirera par une scène rédemptrice ... Kent Taylor et Wendy Barrie sont les protagonistes principaux et offrent de belles scènes de rencontres bien compliquées !



samedi 23 octobre 2010

Reno - John Farrow - 1939


Richard Dix ...
Bill Shear, aka William 'Bill' Shayne
Gail Patrick ...
Jessie Gibbs Shayne
Anita Louise ...
Mrs. Joanne Ryder
Paul Cavanagh ...
John 'Johnny' Banton
Laura Hope Crews ...
Mrs. Gardner
Louis Jean Heydt ...
Judge Jimmy Howard
Hobart Cavanaugh ...
Abe Compass
Charles Halton ...
Augustus 'Gus' Welch
Astrid Allwyn ...
Mrs. Flora McKenzie Kane
Joyce Compton ...
Bonnie Newcombe
Frank Faylen ...
J. Hezmer 'Hezzy' Briggs
William Haade ...
George Fields

73 minutes

William Shayne (Dix) est un avocat rayé du barreau. On fait tout d'abord sa connaissance en tant que propriétaire de casino sous le nom de Shear où il plaide lui-même à son propre procès pour un cas de roulette truquée. Il nous raconte en flash-back sa trajectoire.
Bien des années auparavant, désireux de s'établir à Reno, il prend contact avec l'avocat en place qui le traite de haut, ce qui le pousse donc à ouvrir son propre cabinet. Entre temps, il fait la connaissance de Jessie qu'il finira par épouser. Ses premiers succès concernent les litiges autour des concessions minières. Les mines fermant, il représente, toujours avec succès, les femmes qui désiraient un divorce rapide au Nevada. Les pratiques en cours dans le Nevada sont montrées de manière négative. Les clientes près de leurs sous, souvent malsaines, certaines cherchent à séduire l'avocat par tous les moyens. Petit à petit il s'enfonce dans une routine qui l'éloigne de sa famille ...



L'histoire en elle-même n'est pas mauvaise, mais elle est traitée avec une certaine lourdeur. Shayne apparait finalement plutôt pathétique au final, les événements le forçant à toujours rebondir et l'évolution des mœurs ne facilitent pas les choix personnels d'un homme chargé de nourrir sa famille ... le final n'est pas très plausible, sa fille étant dépeinte de manière très floue ...

vendredi 22 octobre 2010

Twelve Crowded Hours - Lew Landers - 1939

Richard Dix ...
Nick Green
Lucille Ball ...
Paula Sanders
Allan Lane ...
Dave Sanders
Donald MacBride ...
Detective Sergeant Joe Keller
Cy Kendall ...
George Costain (as Cyrus W. Kendall)
John Arledge ...
Red
Granville Bates ...
James McEwen
Bradley Page ...
Tom Miller
Dorothy Lee ...
Thelma
Addison Richards ...
Berquist
Murray Alper ...
Louie Allen

64 minutes

Un journaliste (Dix) enquête sur une série d'extorsions : entrent en scène un policier, le bandit et son gang, une jolie rouquine (Ball, mais en noir et blanc !), son frère, etc...



Un scénario pas trop passionnant. On peine à suivre, je n'ai pas croché, à vrai dire je ne suis pas sûre d'avoir tout compris. Malheureusement de plus, Lucille Ball n'apparait pas souvent ... Bon d'un autre côté il y a aussi Allan Lane pour se faire plaisir ... !

jeudi 21 octobre 2010

Sky Giant - Lew Landers - 1938


Richard Dix ...
Capt. W.R. 'Stag' Cahill
Chester Morris ...
Kenneth 'Ken' Stockton
Joan Fontaine ...
Meg Lawrence
Harry Carey ...
Col. Cornelius Stockton
Paul Guilfoyle ...
'Fergie' Ferguson
Robert Strange ...
Joe R. Weldon
Max Hoffman Jr. ...
Cadet Brown (scenes deleted)
Vickie Lester ...
Edna, the Colonel's Secretary (as Vicki Lester)
James Bush ...
Cadet Thompson
Eddie Marr ...
Cadet Austin (as Edward Marr)

80 minutes

Le Colonel Stockton (Carey) est nommé à la tête d'une école formant à la dure des pilotes de cargo. Au cours d'un vol commercial il retrouve un ancien officier Cahill (Dix) qu'il force contre son gré à le rejoindre en tant qu'assistant. Celui-ci fait tout pour continuer à voler mais est assigné à ce poste.
Les complications commencent lorsque la candidature du propre fils de Stockton (Morris) est acceptée sans l'aval de son père qui le considère comme un tire au flanc. Pour corser les choses, les deux hommes sont amoureux de la même femme (Fontaine) ...



Un beau casting pour ce film ! Harey Carey campe parfaitemen le colonel de manière dure et antipathique, Joan Fontaine est comme d'habitude très lumineuse, le duo Morris-Dix fonctionne bien, l'action est bien menée, la rencontre de Ken et Slag est amusante, les blagues pas tristes ... mais les relations amoureuses sont quand même un peu compliquées : Slag fait sa demande en mariage mais Meg lui avoue ne pas l'aimer et être sur le point d'épouser Ken. Mais Ken est assigné à voler ce que Meg n'apprécie pas du tout (bien qu'elle avoue aimer voler ?), et Slag refait sa demande que Meg finit par accepter (après la Xe fois quand même) et ce n'est pas fini !... C'est un peu tiré par les cheveux, non ? A part ça, j'ai passé un bon moment sans temps mort.

samedi 16 octobre 2010

Marines Fly High (The) - Benjamin Stoloff, George Nichols Jr. - 1940



Richard Dix ...
Lt. Danny Darrick
Chester Morris ...
Lt. Jim Malone
Lucille Ball ...
Joan Grant
Steffi Duna ...
Teresa
John Eldredge ...
John Henderson / El Vengador
Paul Harvey ...
Col. Hill
Horace McMahon ...
Sgt. Monk O'Hara
Dick Hogan ...
Cpl. Ted Haines
Kirby Grant ...
Lt. Bob Hobbes (as Robert Stanton)
Ann Shoemaker ...
Mrs. Hill

68 minutes

En Amérique Centrale. Une petite garnison de marines est chargée d'assurer la paix dans une région où une bande de bandits menée par El Vengador sévit. Personne ne sait qui se cache à la tête de cette bande. Un soir la plantation de Joan Grant (Lucille Ball) est attaquée et la jeune femme se rend à la garnison où se trouve son ami le Lt. Danny Darrick (Dix). Un nouvel arrivant fait son apparition dans le ciel (au propre et au figuré) : le Lt Jim Malone (Chester Morris) qui est tout de suite intéressé par Joan et le montre bien, au grand déplaisir de Danny ...


Un film sans trop de prétention avec quelques bons moments, surtout lorsque les deux hommes entrent en concurrence pour les beaux yeux de la belle Lucille Ball. L'action en elle-même a de la peine à décrocher, et au final on a droit à une série de messages transmis de manière ingénieuse entre l'avion et les hommes au sol. Pas spécialement passionnant mais sympathique.

jeudi 14 octobre 2010

No Marriage Ties - J. Walter Ruben - 1933


Richard Dix ...
Bruce Foster
Elizabeth Allan ...
Peggy Wilson
Doris Kenyon ...
Adrienne Deane
Alan Dinehart ...
'Perk' Perkins
David Landau ...
Mr. Zimmer, Editor of 'The Reflector'
Hobart Cavanaugh ...
Smith
Hilda Vaughn ...
Fanny Olmstead, Foster's Secretary
Charles C. Wilson ...
Red Moran, City Desk Editor (as Charles Wilson)

72 minutes

Le journaliste Bruce Foster (Dix) est viré par son journal lorsqu'il est retrouvé ivre au bar au lieu de couvrir le combat du siècle. Connu pour son penchant pour la bouteille, aucun journal ne l'engage désormais. Dans le bar où il se saoule, il fait la connaissance de Peggy Wilson (Allan), une jeune dessinatrice qui ne sait où aller et qui le ramène chez lui. Le couple entame une relation basée sur l'amitié où la liberté est le maître mot.
Un soir, ivre, il trouve des slogans percutants pour Perkins, le directeur d'une agence de publicité qui l'engage  aussitôt. L'agence ne tarde pas à devenir florissante dans tout le pays et Bruce, capable de trouver un bon slogan pour tout et n'importe quoi, devient l'associé de Perkins. Lorsqu'il lance le défi de passer sous contrat un client difficile, Adrienne Deane Cosmetics, il fait la connaissance d'Adrienne (Kenyon) qui tombe sous son charme. Les deux parlent de mariage, une nouveauté pour Bruce qui fonctionne de manière très égotique ...



Un film percutant avec un rebondissement spectaculaire vers la fin ... Richard Dix se montre égoïste, saoul, cynique, dur et souvent insupportable (à la fin pourtant il est touchant face au destin cruel qui se charge de lui donner une leçon) ... Elizabeth Allan est charmante dans le rôle de Peggy, plein de compréhension, d'humour et de douceur. Doris Kenyon campe la femme de pouvoir qui tente de garder son indépendance mais succombe à l'amour de manière dévastatrice et possessive ... Un film où sont développés pas mal de schémas sur les manières de vivre un mariage et le célibat. Recommandé !




Bruce Foster: You're young. You have your whole life ahead of you. You know where you're going. Or, maybe you're a searcher. You're pursuing a career. You're busy. You're mired in decadence and sloth, just killing time, numbing your brain.
[pause]
Bruce Foster: When are you going to marry? Start a family?
Peggy Wilson: Someday.
Bruce Foster: Someday? *Some*day? *Some*day may be too late.

mardi 12 octobre 2010

Shooting Straight - George Archainbaud - 1930


Richard Dix ...
Larry Sheldon / Ted Walters
Mary Lawlor ...
Doris Powell
James Neill ...
Reverend Powell
Matthew Betz ...
Ace Martin / Ed Winters
George Cooper ...
Chick
William Janney ...
Tommy Powell
Robert Emmett O'Connor ...
Detective Hagen
Clarence Wertz ...
Stevens
Eddie Sturgis ...
Spike
Dick Curtis ...
Butch (as Richard Curtis)

72 minutes

"Lucky" Larry Sheldon est un joueur de dés réputé. Une nuit pluvieuse son meilleur ami est assassiné. Aussitôt il se rend chez le tueur supposé qui est retrouvé mort après son passage. Il prend la fuite en sautant dans le premier train venu et se retrouve assis à côté d'un homme qui lui dit être un éminent spécialiste de la réforme d'anciens bandits. Les deux hommes discutent lorsque le train déraille. Larry est retrouvé inconscient et pris pour Ted Walters : le pasteur local qui l'attendait pour réformer leur petite ville le prend sous son toit. Lorsque Larry/Ted se rend compte de la méprise il ne pense d'abord qu'à continuer sa route, mais lorsqu'il commence à éprouver des sentiments pour la fille du pasteur son choix est fait ....


Un film axé sur le changement d'identité et son influence, un thème très bien exploité dans le cas présent. Tout l'intérêt réside dans fait qu'un pseudo pasteur découvre le monde du jeu alors qu'il est pro ce qui donne lieu à quelques scènes très drôles, tant Larry parait naïf et innocent. Le gangster local quant à lui est ravi de pouvoir se débarrasser facilement de cette proie qu'il croit facile ... Evidemment les choses se corsent lorsque rien ne se produit comme prévu !
La bagarre finale est impressionnante de violence, en tout cas elle m'a scotché au fond de mon fauteuil !
A voir, sans aucun doute !





mercredi 6 octobre 2010

Great Jasper (The) - J. Walter Ruben - 1933


Richard Dix ...
Jasper Horn
Edna May Oliver ...
Madame Talma
Florence Eldridge ...
Jenny Horn
Wera Engels ...
Norma McGowd
Walter Walker ...
Daniel McGowd
David Durand ...
Andrew Horn (child)
Bruce Cabot ...
Roger McGowd (adult)
Betty Furness ...
Sylvia Bradfield (adult)
James Bush ...
Andrew Horn (adult)

85 minutes

Jasper Horn (Dix) est conducteur de trams, d'abord tirés par les chevaux, puis électriques. Il profite bien de la vie, boit volontiers plus qu'une bière, se sent tout à fait à l'aise. Il est marié à Jenny, une brave femme sérieuse qui souffre de ses incartades et a un petit garçon qu'il voit peu. Après une aventure avec la jolie femme de son employeur âgé, un bébé nait de leur liaison. Quelques années plus tard, l'employeur ayant compris le genre d'homme qu'il est, Jasper est licencié. Sa femme lui annonce qu'elle le quitte en emmenant leur petit garçon mais Jasper la devance et emmène le petit garçon à Atlantic City où il espère encore que sa femme le rejoindra ...



Un film triste, bitter sweet, sur le temps qui passe, les certitudes qui vous mènent en bateau, la jeunesse et le succès qui vous montent à la tête, et les générations qui suivent qui ont peu de chances de sortir du même schéma .. et les regrets qui s'ensuivent ...
Richard Dix est presque pathétique, il crée un personnage qui est pourvu d'un tic lorsqu'il est troublé (il le fait excellemment bien), devient diseur de bonne aventure grâce à sa rencontre avec Madame Talma (toujours parfaite Edna May Oliver).
Florence Eldridge compose une femme rigoureuse et droite qui souffre. Les costumes paraissent d'époque, les décors lourds et chargés. On y voit des tramways et l'ambiance d'une ville dédiée à l'amusement.

mardi 5 octobre 2010

His Greatest Gamble - John S. Robertson - 1934

pas d'image pour l'instant

Richard Dix ...
Phillip Eden
Dorothy Wilson ...
Alice Stebbins
Bruce Cabot ...
Stephen
Erin O'Brien-Moore ...
Florence Stebbins
Edith Fellows ...
Alice Stebbins as a Child
Shirley Grey ...
Bernice Solon
Leonard Carey ...
Alfred - the Butler
Eily Malyon ...
Jenny

71 minutes

Pour le salut de sa petite fille, Philipp Eden (Dix)  l'enlève à sa mère et l'emmène à l'étranger. Ils vivent au jour le jour selon les chances de Phlipp qui joue à la roulette et parie le peu d'argent qu'il possède. Un jour, pour permettre leur fuite, une femme meurt asphyxiée par le gaz. Poursuivis, ils ne tardent pas à être rejoints et Philippe est condamné en France à 15 ans de prison. Sa fille grandit, malheureuse, imaginant que son père l'a abandonnée ...


C'est un peu tiré par les cheveux et peu plausible. Les personnages sont très stéréotypés et le tout est enrobé sucré.
Richard Dix crée toutefois un personnage touchant dans sa soif de vivre à tout prix.

lundi 27 septembre 2010

Roar of the Dragon - Wesley Ruggles - 1932


Richard Dix... Captain Chauncey Carson
Gwili Andre... Natascha

Edward Everett Horton... Busby
Arline Judge... Hortense 'Bridgeport' O'Dare
Zasu Pitts... Gabby tourist
Dudley Digges... Mr. Johnson, ship owner
C. Henry Gordon... Voronsky
William Orlamond... Dr. Pransnitz
Arthur Stone... Isaac Sholem
Toshia Mori... Butterfly, the hotel owner's daughter (as Toshi Mori)
Will Stanton... Sailor Sam 'Sammy'
James Wang... Hotel proprietor (as Jimmy Wang)



69 minutes
Les passagers d'un bateau endommagé et à quai, le Sungari, sont attaqués par une bande de bandits mandchous menés par le russe Voronski (à qui le capitaine du vapeur a enlevé une oreille lors d'un précédent affrontement). Ils trouvent refuge dans une auberge (Yolung Inn) où ils se barricadent. Le capitaine Carson (Dix), plutôt porté sur la bouteille, prend le commandement des opérations et organise la survie du petit groupe composé de Natascha (Gwili Andre), une vamp supposée appartenir au bandit Voronski, Hortense  dite Bridgeport (Arline Judge) une charmante jeune fille à qui est confiée la charge d'orphelins chinois, Busby (Edward Everett Horton) un ingénieur civil pacifique qui renait à la vie sous le feu de l'action, une touriste anxieuse d'Omaha qui regrette bien de voyager (ZaSu Pitts), M. Johnson (Dudley Digges) le lâche propriétaire du bateau en rade, un docteur. Parmi eux se trouvent encore le personnel de l'auberge, des membres d'équipage et des mouchards ...

Scène non tirée du film

Richard Dix campe un homme bon, sensé et plein de ressources porté sur la bouteille. Il apparait quelque peu imbibé pendant une bonne partie du début du film ce qui donne lieu à quelques réparties bien suggestives. Gwili André a un charme un peu particulier, à la Marlène Dietrich. Edward E. Horton est quant à lui très touchant même si son rôle est assez improbable de l'homme qui tout à coup se montre prêt à l'action face au danger (Son personnage a un talent inné pour le tir au pistolet, il ne rate jamais sa cible  - contrairement aux indigènes plutôt maladroits !). Zasu Pitts est la parfaite touriste qui n'aime pas les risques et qui préfère rester chez elle et le lâche est assez mesquin pour subtiliser subrepticement du lait aux orphelins (étonnamment il sait traire une chèvre ...).
Le tout se laisse regarder avec plaisir ! (c'est aussi une bonne occasion de voir la méthode de Dix pour porter trois jeunes enfants de manière très efficace !)

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Extraits, juste pour l'ambiance :

Carson à Johnson : Is it possible that your wife was ever in love with you ?

Carson à Natascha : Wy did you send for me ? Business or pleasure ?

Natascha : It's hard to tell whether you are a little boy or a bully ...
Carson : Little boys don't drink as much as I do
Natascha : You needn't be ashamed to be kind
Carson : Not when I have so many things to be ashamed of ...






dimanche 26 septembre 2010

Blind Alibi - Lew Landers - 1938


Richard Dix... Paul Dover
Whitney Bourne... Julia Fraser
Eduardo Ciannelli... Mitch
Frances Mercer... Ellen
Paul Guilfoyle... Taggart
Richard Lane... Police Sergeant Bowers
Vinton Hayworth... Dirk (as Jack Arnold)
Walter Miller... Jim Maitland
Frank M. Thomas... Larson - Museum Janitor
Solly Ward... Al - Museum Guard

George Irving... Museum Curator
Ace the Wonder Dog... Ace

61 minutes

Paul Dove est un sculpteur qui vit et travaille à Paris. Un soir sa sœur débarque et lui annonce être la victime d'un chantage. Un homme qu'elle a connu avant son mariage menace de publier ses lettres d'amour si elle ne lui verse pas FF200'000. Il se trouve qu'elle est maintenant mariée à un homme riche et influant qui ne peut se permettre un scandale. Paul lui promet de faire le nécessaire pour que ces lettres ne puissent être utilisées. 

Ayant pris connaissance que ces lettres ont probablement été expédiées dans un musée de Los Angeles par une succession de faits étranges, il se fait passer pour aveugle, se procure un chien et s'arrange pour obtenir l'autorisation de pénétrer à sa guise dans le musée sous prétexte de sculpter ...



Bien que ce film soit étiqueté, crime, drame, Mystère, j'y vois un petit côté comique fort agréable. En fait les scènes qui sortent le plus du lot sont celles où les deux compères Paul et Ace sont ensemble, et cela représente quand même la majorité du film.
Ace le chien est magnifique, intelligent, le poil brillant, les yeux vifs, la truffe humide, les deux font une très belle paire et Richard Dix semble avoir beaucoup de plaisir à tourner avec un tel partenaire !


dimanche 5 septembre 2010

It Happened in Hollywood - Harry Lachman - 1937

Richard Dix... Tim Bart
Fay Wray... Gloria Gay
Victor Kilian... Slim
Franklin Pangborn... Mr. Forsythe
Charles Arnt... Jed Reed
Granville Bates... Sam Bennett
William B. Davidson... Al Howard
Arthur Loft... Pete
Edgar Dearing... Stevens
James Donlan... Shorty
Bill Burrud... Billy (as Billy Burrud)
Zeffie Tilbury... Miss Gordon
Harold Goodwin... Buck
Charles Brinley... Pappy
Zeni Vatori... Joe Spogoli

67 minutes

Tim Bart (Dix) est le cowboy populaire de l'époque, avec son magnifique cheval pinto Toby (celui de Tom Mix s'appelle Tony mais c'est à Buck Jones qu'il fait penser en l'occurrence, pas le cheval mais Richard Dix, bien sûr !) il tourne des westerns en grand nombre avec Gloria Gay (Fay Wray) sa partenaire à l'écran, apparait sur toutes les affiches, entame des tournées dans les hôpitaux et représente le grand héros des enfants. Mais bientôt arrive le grand tournant cinématographique : le parlant ! 
En guise de chance, on lui offre un rôle dans un drame qui n'a rien avoir avec ses précédents films, il passe les premiers tests de sons avec Gloria, mais aucun ne se montre satisfaisant et il est très vite retiré du circuit et des studios. Gloria a davantage de chance car de nombreux rôles lui sont offerts, mais elle rechigne à les accepter sans son vieil ami (et un peu plus). 
Très vite Tim ne reçoit presque plus de courrier sauf d'un enfant qu'il avait rencontré dans hôpital. Un jour alors qu'il se bat dans un bar, il est repéré par un metteur en scène qui trouve qu'il a de l'avenir comme truand dans des films de gangsters. Mais Tim ne désire pas vendre son image, une image qu'il a soigneusement entretenue de droiture et d'honnêteté et trahir ainsi la confiance de ses fans : après quelques prises, il repousse l'offre de tournage et vend son ranch, bien décidé à quitter Hollywood. Juste avant son départ, le petit garçon de l'hôpital fait son apparition les yeux plein d'étoiles, et Tim n'a pas le cœur de le décevoir : il emprunte son ancien ranch et fait venir toutes les doublures des grandes stars de l'époque, afin de lui faire vivre une journée inoubliable ...



Ce film est classé sous comédie mais n'a rien d'amusant. Richard Dix joue un peu à la Buck Jones qui lui aussi avait un club de boy scouts auquel il tenait beaucoup et donnait beaucoup de son temps. Le scénario est bien fait, on a l'impression à nouveau de retourner dans les cinémas de l'époque, je suis sensible à cette atmosphère que je n'ai pas connue ... Particulièrement intéressant est le basculement entre ce monde de stars et le monde réel que Tim ne semble pas vraiment avoir quitté, puisqu'il est resté simple et intègre dans tous ses actes. Les doublures sont excellentes, on aperçoit entre autres celles de Charlie Chaplin, Greta Garbo, Marlène Dietrich, Joan Crawford, WC Fields, Victor McLaglen (Joué par son frère !), Mae West, Harold Lloyd, Bing Crosby (qui chante en prime !), tout le monde brillant et scintillant dans des costumes de stars !

La fin termine par une pirouette : n'ayant pas un sou pour payer les extras, Tim demande à sa vieille amie Gloria de lui prêter de l'argent: celle-ci lui avoue qu'elle ne peut pas l'aider car elle n'a plus de rôles depuis longtemps ... Désespéré, Tim tente l'impossible dans une scène que l'on arrive pas à cerner de prime abord : réalité ou tournage ?

J'ai bien aimé ce film, dans le prolongement de tant de films westerns qui m'ont fait rêver : Richard Dix a fière allure dans ses habits, il a la tête de l'emploi, droit et honnête et incarne parfaitement ce rôle. 
Fay Wray l'héroïne de King Kong 1933, elle aussi une ancienne star du muet, lui donne la réplique de belle manière.





samedi 4 septembre 2010

Here I am a Stranger - Roy del Ruth - 1939


Richard Greene... David Paulding
Richard Dix... Duke Allen
Brenda Joyce... Simpson Daniels
Roland Young... Professor Daniels
Gladys George... Clara Paulding
Kay Aldridge... Lillian Bennett (as Katherine Aldridge)
Russell Gleason... Tom Sortwell
George Zucco... James K. Spaulding
Edward Norris... Lester Bennet
Henry Kolker... R.J. Bennett
Richard Bond... Digby

Robert Shaw... College Student
Robert Kellard... College Student
Charles C. Wilson... Managing Editor
Harry Hayden... Landlord


Une mère (Gladys George) souhaitant le meilleur pour son enfant quitte son mari (Dix), un homme bon mais porté sur la bouteille. Elle part vivre en Grande Bretagne où elle se remarie avec un homme riche. Bien des années plus tard, David revient aux US et entame des études à Harvard, où il est reconnu comme membre de la bonne société. Lorsque le professeur Daniels l'invite à prendre le thé en compagnie de Tom Sortwell un étudiant de la classe défavorisée, ils font la connaissance de Simpson, sa fille, une jeune femme indépendante et originale. Il apprend que le professeur Daniels a connu son père et qu'il l'admire profondément, car c'était un écrivain merveilleux doublé d'un sportif émérite. Après avoir lu l'un des textes écrits par son père, David décide de faire enfin sa connaissance. Il le découvre vers midi au lit, mal rasé : en apprenant la visite de son fils, Duke se reprend vite en main ....



Un très beau film. Le thème est en lui-même excellent. Quand arrive l'épreuve de "couvrir" un membre de la communauté à laquelle il est supposé appartenir, alors se présentent les questions essentielles. David a vite fait de comprendre où se trouve l'authenticité et la vraie amitié et se moque des apparences. Sa famille recomposée et en particulier sa mère tiennent les cordons de sa vie. Un cas typique de mère étouffante croyant faire pour le mieux aux dépends de son fils, un père réel bien meilleur que l'on peut penser malgré les apparences, des snobs pompeux et moqueurs (excellents Kay Aldridge et Edward Norris), deux mondes totalement différents et pourtant très entremêlés ...

Richard Greene, qui a lui-même une certaine ressemblance avec Richard Dix, donne une prestation touchante dans le rôle du fils à la recherche de son identité, Brenda Joyce (qui tourna par la suite avec Johnny Weissmuller une série de "Tarzans") lumineuse dans le rôle de Simpson la jeune femme indépendante mais timide, Russell Gleason dans le le rôle de Sortwell et lui aussi très attachant. Et je garde le meilleur pour la fin bien sûr : Richard Dix est tout en retenue et sensibilité !

A voir ce film, la question se pose de savoir si l'on n'enlève pas une grande partie de sa dignité à une personne lorsqu'on la prive de voir une personne qu'elle aime ?

mardi 31 août 2010

Lost Squadron (The) - George Archainbaud - 1932



Richard Dix... Capt. 'Gibby' Gibson
Mary Astor... Follette Marsh
Robert Armstrong... Lt. 'Woody' Curwood
Dorothy Jordan... 'Pest' Curwood
Joel McCrea... Red
Erich von Stroheim... Arthur von Furst (as Erich Von Stroheim)

Hugh Herbert... Sgt. Fritz
Ralph Ince... Det. Jettick (homicide)
Marjorie Peterson... Stenographer
Ralph Lewis... Joe
William B. Davidson... Lelewer (as William Davidson)

79 minutes

A la fin de la première guerre mondiale, 4 pilotes rentrent chez eux et ne retrouvent pas ce qu'ils ont quitté : pas de femmes, pas de travail, pas d'argent. Amis, ils font le serment de rester ensemble et partent à Hollywood où ils sont engagés dans les productions von Fürst (von Stroheim) un réalisateur tyranique qui n'hésite pas à saboter le matériel pour plus de réalisme ...




J'ai bien aimé ce film surprenant à bien des égards. Le réalisme du retour des "héros" est traité à travers les gros titres de journaux, et l'on comprend vite que ce n'est pas une sinécure de retrouver son ancienne vie ... 
von Fürst (Erich von Stroheim) est un caractère odieux dans ce film. Il sabote un avion pour se débarrasser de Bob Gibson par jalousie et tourner une bonne scène, mais c'est Woody qui prend sa place et qui s'écrase sans aucune chance de sauver sa peau. 
Lorsque les trois amis restant tuent von Fürst presque par hasard, ils essaient de se couvrir les uns les autres. J'ai trouvé touchant la maladresse de leurs tentatives pour cacher le crime, ce qui reflète assez bien leur honnêteté foncière.
Dix est touchant en homme qui n'a pas de chance en amour, et qui se sacrifie à la fin pour sauver ses amis.
Joel McCrea est tout jeune dans ce film ...



Un scène étonnante : le doigt d'honneur de Woody à Gibson qui essaie de lui faire comprendre que l'avion a été saboté. Osé et surprenant pour l'époque, je trouve !






samedi 28 août 2010

Wheel of life (The) - Victor Schertzinger - 1929

Richard Dix... Captain Leslie Yeullet
Esther Ralston... Ruth Dangan
O.P. Heggie... Colonel John Dangan
Arthur Hoyt... George Faraker
Myrtle Stedman... Mrs. Faraker
Larry Steers... Major
Regis Toomey... Lieutenant MacLaren
Nigel De Brulier... Tsering Lama

Un homme (Dix) empêche une belle jeune fille (Ralston) un soir de sauter à l'eau. Il l'emmène chez lui et lui montre un tableau d'un homme énergique d'un certain âge pointant le doigt en avant et impliquant "you must" "your Duty" ... Elle disparait mystérieusement lorsqu'il s'absente chercher à manger  ...Tombé amoureux  au premier regard, il ne l'oublie pas ... le destin fait qu'il la retrouve en Inde quelques mois plus tard  mariée à son Colonel qu'il considère comme son père ...
Le deuxième film parlant de Richard Dix. Dans quelle galère s'est-il fourré avec ce film ? D'ailleurs il a lui-même l'air de se demander ce qu'il fait là ... Tout semble exagéré et personne ne semble croire à son rôle ce qui donne un film pas crédible du tout. les dialogues sont sur-joués et superficiels. Pour être franche, j'ai passé la moitié du film en accéléré, je ne crois pas avoir manqué quelque chose.



Une chose qui me parait toujours ridicule : les acteurs américains habitués à monter western lorsqu'ils montent sur une selle anglaise ! ils se tiennent comme sur une selle western, ce qui leur donne un air de sac de patate posé sur le cheval (pauvre animal ..) - et comme je n'apprécie pas trop les films "coloniaux" ... ça n'aide pas !

Plus d'informations


jeudi 12 août 2010

Devil's Squadron - Erle C. Kenton - 1936



Richard Dix... Paul Redmond

Karen Morley... Martha Dawson

Lloyd Nolan... Dana Kirk

Shirley Ross... Eunice

Henry Mollison... Austin Forrester

Gene Morgan... Jim Barlow

Gordon Jones... Tex

William Stelling... Ritchie Dawson

Thurston Hall... Major Metcalf

Gertrude Green... Lulu

Boyd Irwin... Col. Dawson

Bill Barrud... Butch

Cora Sue Collins... Mary


Un ex-pilote de la Marine qui a été en cour martiale pour lâcheté et privé de vol puis finalement viré de l'armée rejoint un groupe de pilotes engagés pour tester un nouveau bombardier. 3 pilotes sont tués lors des essais...


Un film qui se laisse regarder avec plaisir.

jeudi 5 août 2010

Le Vaisseau fantôme (Ghost Ship) - Mark Robson - 1943



Richard Dix ... Capt. Will Stone
Russell Wade ... Tom Merriam, 3rd Officer
Edith Barrett ... Ellen Roberts
Ben Bard ... First Officer Bowns
Edmund Glover ... Jacob 'Sparks' Winslow, Radioman

et entre autres
Skelton Knaggs ... Finn, the Mute (uncredited)



A peine sorti de l'école navale, Tom Merriam (Wade) signe son premier engagement en tant que 3e officier sur l'Altair, un bateau gouverné par le capitaine Stone (Dix).
Au départ tout semble parfait, le capitaine Stone se revoit dans sa jeunesse sous les traits de Merriam et Merriam est fier d'être traité en ami par Stone.
Quelques membres de l'équipage sont étrangement retrouvés morts et Merriam commence à avoir des doutes sur la santé mentale du capitaine qui tient des discours obsessionnels sur l'autorité. Lorsque Merriam essaie de faire part de ses craintes à l'équipage, personne ne veut l'entendre et Stone commence à éprouver de l'aversion pour lui ...


On trouve beaucoup d'articles et de résumés sur ce film. Les termes qui reviennent souvent pour décrire le capitaine sont maniaque et psychopathe. Pour moi c'est avant tout un homme malade, malade de solitude et du pouvoir qui l'a isolé du reste du monde. Mais aussi quelque part, malade aussi de la déresponsabilisation des hommes sous ses ordres.

Dans une atmosphère trouble et épaisse (même l'image semble un peu filtrée, les scènes sont souvent tournées dans le brouillard), les rouages menant à la servitude volontaire de l'équipage sont parfaitement montrés : par leur non désir d'agir, de se "mouiller" (!), les membres de l'équipage s'aveuglent, se musèlent et se punissent eux-mêmes. Le Capitaine de son côté, fort du pouvoir qui lui est dévolu et incapable de faire face à l'échec, ne remet pas en question son autorité et le pouvoir finit par lui monter à la tête et lui faire perdre tout repère (il y a d'ailleurs une phrase écrite sur un panneau qui dit quelque chose comme "qui lâche le gouvernail finit par s'écraser dans les rochers"). Lui-même se demande toutefois quelquefois s'il a toute sa raison et il n'a aucune raison d'en douter : son équipage avalise ses décisions et ses hommes le respectent.


Lorsque Tom Merriam embarque et pointe du doigt les travers du Capitaine, les membres de l'équipage se détournent de lui et refusent de l'appuyer. Pire, suite à à la plainte déposée par Merriam auprès de l'armateur, ils ne tarissent pas d'éloges au sujet du capitaine : on ne peut même pas dire que c'est par crainte des représailles, mais plutôt par indifférence car ils ne se sentent pas concernés, tout simplement.



Il est intéressant de constater que ce film datant de 1943 est toujours d'actualité. Les membres de l'équipage peuvent être apparentés aux citoyens de ce monde, aux employés d'une entreprise, etc..., et le capitaine aux gouvernants, aux dirigeants !



Une très belle prestation de Richard Dix (toujours très séduisant en 1943, il a 50 ans dans ce film !) dont c'est le dernier film pour la RKO (il tournera encore 7 films dans l'excellente série Whistler avant de mourir d'une crise cardiaque et c'est bien dommage pour nous). Les autres protagonistes sont parfaits, en particulier Skelton Knaggs dans le rôle du muet que nous entendons penser ...


Citation :
Captain Will Stone: "You know, there are some captains who would hold this against you". ("Vous savez, certains capitaines vous en voudraient pour cela")