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Encore un acteur méconnu qui mérite le détour ...

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mercredi 8 septembre 2010

Transatlantic Tunnel - Maurice Elvey - 1935


Richard Dix... Richard 'Mack' McAllan
Leslie Banks... Frederick 'Robbie' Robbins
Madge Evans... Ruth McAllan
Helen Vinson... Varlia Lloyd
C. Aubrey Smith... Lloyd
Basil Sydney... Mostyn
Henry Oscar... Grellier
Hilda Trevelyan... Mary
Cyril Raymond... Harriman
Jimmy Hanley... Geoffrey McAllan
George Arliss... Prime Minister of Great Britain

Walter Huston... President of the United States

94 minutes

Dans le futur (mais on est en 1935), un ingénieur convainc un groupe de richissimes hommes d'affaires de construire un tunnel transatlantique, de la Grande-Bretagne aux Etats-Unis d'Amérique. Pour cette construction à laquelle il croit, il sacrifie sa famille... et de nombreux drames jalonnent la construction de ce tunnel monumental ...


Intéressant et amusant vu dans le contexte de l'époque. Une production anglaise, en 1935, soit peu de temps avant le début de la deuxième guerre mondiale, les termes  "appel à la paix",  "liens entre les deux cultures parlant anglais" sont utilisés .. hasard ?
Amusant car finalement rien n'est très original. Habitant un pays traditionnellement connu pour ses tunnels monumentaux, un tunnel même gigantesque n'a rien d'étonnant. Les pertes humaines lors de ses constructions sont toujours importantes, là aussi, rien d'exceptionnel. Les outils de communication "futuristes" sont bien nos outils actuels, les moyens de locomotion sont devenus tels que ceux projetés dans le film. (les voitures ont la forme de fusée et sont énormes !) ... Les groupes financiers sont prêts à tout pour un profit maximum, là aussi rien de bien extraordinaire !

Un peu trop de patho : la femme de l'ingénieur travaille dans le tunnel et devient aveugle (tunnel blindness ? je connaissais snow blindness ...) et comme elle se sent délaissée, elle préfère quitter son mari (je n'ai pas réussi à comprendre quel sentiment l'emportait, le délaissement ou le fait d'être devenue aveugle ?), bref, durant de nombreuses années il ne peut voir son fils qui réapparait, pffiou, il doit bien voir plus de 20 ans, et désire travailler auprès de son père car il croit au progrès, bref, il finit par mourir dans une galerie, car évidemment, et très bizarrement, personne n'a pensé à la dorsale Atlantique qui fait partie de la tectonique des plaques  : elles s'écartent continuellement (l'océan Atlantique s'agrandit au niveau de la dorsale d'environ 2 à 3 centimètres par an selon la latitude dans la direction est-ouest). On fait comment avec un tunnel ???? (télescopique et volcano proof ?)



Je ne sais pas si c'est moi, mais je trouve ce film quelque peu sexiste ... les femmes se comportent comme des enfants gâtées et n'ont pas beaucoup de consistance ni de grandeur d'âme : ça arrive souvent dans les films de cette époque, où les femmes sont souvent traitées comme des objets délicats qu'il faut protéger à tout prix ... c'est bien gentil, mais ça donne des caractères inintéressants ! Évidemment d'un côté les hommes se comportent avec respect et se montrent très protecteurs, ce qui est évidemment fort sympathique, mais qu'est ce que les femmes ont l'air nunuches !

Mis à part ces petits détails sans trop d'importance somme toute, le film se laisse regarder.

Au passage je salue respectueusement tous les altruistes croyant à de grands projets visionnaires, toutes les personnes qui ont travaillé sur ces chantiers monumentaux et tous ceux qui ont donné leurs vies dans ces ouvrages  ...



citations

Richard 'Mack' McAllan: There are bigger things than money.
Airways Magnate: We don't deal in 'em.


Varlia Lloyd: You don't like him do you?
Mostyn: One likes human beings.

jeudi 5 août 2010

Arizonian (The) - Charles Vidor - 1935




Richard Dix ... Clay Tallant
Margot Grahame ... Kitty Rivers
Preston Foster ... Tex Randolph
Louis Calhern ... Shérif Jake Mannen
James Bush ... Orin Tallant
J. Farrell Mac Donald ... Marshal Andy Jordan
Ray Mayer ... Frank McClosky
Willie Best .. Pompey
Joe Sawyer ... Shotgun Keeler
Francis Ford ... Maire Ed Comstock



75 minutes

Dans les années 1880, après avoir empêché une attaque de diligence, Clay Tallant (Dix) arrive à Silver City en Arizona : il y trouve l'anarchie à grande échelle, le désordre, des politiciens sans scrupule et des citoyens écrasés et bafoués sans façon. Il finit par accepter le poste de town Marshall, puis avec l’aide de son frère Orin (James Bush) et de Tex Randolph (Preston Foster), un bandit réformé qui contre toute attente se range de son côté, s’attelle à mettre en place l’ordre et la loi, en utilisant parcimonieusement son revolver ...



Un chouette petit western comme je les aime, tout en sobriété, mais avec les ingrédients nécessaires pour une bonne sauce : un héros solide, des méchants en grand nombre qui se permettent les coups les plus tordus, de la romance, des cas de conscience, du suspens, de belles bagarres ...


Des scènes rondement menées avec des images percutantes : la provocation au bar, la bagarre filmée à travers les visages des consommateurs du bar qui écoutent, la scène du bal, le règlement de compte à travers l'incendie de la prison ..
Richard Dix a un jeu tout en finesse avec une palette d’expressions très variées : il compose sobrement un homme torturé entre son affection pour son frère et la femme que tous deux aiment ... et se montre déterminé lors des affrontements .
Louis Calhern campe un excellent shérif sans foi ni loi.
Preston Foster a un rôle ambigu qui finit par provoquer la sympathie.

... et le tout n’est pas dénué d’humour !

Last but not least, on trouve le DVD facilement ...